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Résorber le chômage

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Intéressons-nous un peu au sort des piétons.

Voilà des gens qui vont et viennent, sans être vraiment obligés de respecter des règles de sécurité garantissant leur survie, au risque que l’état, responsable de leur bonne santé, perde un des derniers représentants d’une espèce en voie d’extinction, le précieux Homocrachobassinus, en français : un contribuable.

Il serait donc judicieux, par exemple, de rendre obligatoire le port du casque pour ces piétons menacés. En effet, ceux-ci se baladent souvent sur les trottoirs au long des murs des immeubles dont je sais par expérience le mauvais état (pierres dégradées, corniches et éléments d’architecture en équilibre précaire, cheminées mal entretenues…) à Paris, en tout cas ! Et comme la détérioration s’accélère alors que beaucoup n’ont plus les moyens d’entretenir sérieusement leur patrimoine, il sera bientôt moins dangereux de marcher au milieu de la chaussée que sur les trottoirs.

Pour ce faire, il serait souhaitable que le casque du piéton soit pourvu d’un gyrophare le rendant visible de loin par les usagers de ladite chaussée.

Je pense également qu’un air-bag sous forme d’un gilet élégant (et fluorescent si possible) pourrait sauver bien des vies en cas de choc.

Il faudrait aussi rendre obligatoire le contrôle de la vision du piéton par une forme de visite technique (création de 300.000 postes d’ophtalmiciens) avec apposition sur les lunettes d’une pastille prouvant que le piéton est en règle.

Il est indispensable que ce piéton puisse crier « au secours » en cas de danger, donc obligation de vocalises régulièrement faites chez un coach idoine (création de 300.000 postes là aussi).

Et combien de piétons idiots glissent sur le macadam ? Obligation d’avoir des chaussures de sécurité avec semelles antidérapantes révisées régulièrement dans un centre spécialisé. (Création de 300.000 centres agréés, avec 300.000 techniciens spécialisés et 300.000 secrétaires pour les seconder). Il faudra également créer 300.000 postes supplémentaires de contrôleurs qui devront s’assurer que tout le monde est bien en règle.

Maintenant, bien sûr, il y a la vitesse… Limitation de celle-ci à 5 km/h sur les grandes artères et 3 km/h dans les rues mal éclairées ou en pente. Un podomètre obligatoire devra équiper tous les piétons, celui-ci sera étalonné et vérifié tous les ans par le bureau des poids et mesures du pont de Sèvres. En cas de dépassement de la vitesse, une sirène se déclenchera automatiquement sur le casque du contrevenant relié directement au centre des contraventions de Rennes (dont on aura dû doubler la surface pour répondre à la demande, et embaucher 300.000 fonctionnaires supplémentaires).

Tous les accessoires nécessaires à la sécurité du piéton seront vendus dans des magasins spécialisés et fabriqués en France. Création d’usines et d’une chaîne de magasins, le tout employant environ…. Allez, 300.000 personnes.

Ajoutons un secrétaire d’État aux piétons et ça nous fait un ministre de plus.

Et voilà, on vient pratiquement de résorber le chômage !

Le postulat de la lurette

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Hommage à Marcel Gotlib

Étude du principe d’incertitude appliqué à une belle lurette.
Tout d’abord, qu’est-ce qu’une lurette ?
Eh bien, si vous voulez le savoir, enrichir votre culture, ne pas passer pour une andouille dans un diner mondain, vous trouverez la réponse dans notre almanach "Le Palmier", en vente sur le site !

A partir du 1er décembre 2016, 12 € seulement ! Une misère...

Voilà, vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas !

Les expressions toutes faites

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la concierge est dans lescalier
Si vous avez du mal à vous exprimer, sachez qu’il existe des expressions toutes faites, que vous pouvez vous procurer à peu près n’importe où, et même ailleurs à ce qu’on m’a dit.
Bref, demandez à La Poste, on peut maintenant y passer son permis, ce serait bien le diable s’ils n’avaient pas des expressions toutes faites.
Pour le vérifier, faites un test : entrez au bureau de poste dont vous dépendez (ou éventuellement un autre si vous préférez garder l’anonymat), à une heure d’affluence de préférence, passez ostensiblement devant tout le monde, et adressez-vous à la guichetière sous un prétexte futile, et d’un ton péremptoire dites lui :
« Auriez-vous des timbres à 0,05 € à l’effigie de Mireille Mathieu ? »
Si la préposée, outrée et prenant les autres clients à témoin, vous répond :
« Faites la queue, comme tout le monde ! », sur un ton plutôt agressif, mais pas forcément en adéquation avec la joviale bonhomie qu’elle affichait jusque là, vous êtes renseigné : la poste dispose bien d’expressions toutes faites.
Il vous suffit alors de retourner faire la queue, suivant ainsi le conseil judicieux de l’affable postière, et d’attendre votre tour pour demander poliment un assortiment d’expressions toutes faites que vous pourrez ressortir à loisir lorsque vous serez en conversation avec votre entourage, qui sera alors ébahi par votre éloquence.

Petit conseil : veillez cependant à ce que l’expression choisie soit en corrélation avec le sujet abordé, au risque d’être incompris par un auditoire pas forcément attentif à vos propos, mais sait-on jamais...

Nouvelles mesures, prises avec humour.

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Naguère, nous utilisions les systèmes appris à l’école. Le système décimal, par exemple, était très répandu et permettait de mesurer les distances, grâce au mètre, les capacités, grâce au litre ou encore le poids, grâce au gramme.
On disposait, en outre, du kilomètre et du kilogramme, amplement suffisants pour le citoyen moyen qui ne s’éloignait guère de son domicile de plus de quelques lieues, et achetait rarement plus d’un kilo de patates à la fois pour se faire des frites. Il y avait bien la tonne, mais cela ne concernait pratiquement que les chauffeurs de poids lourds.
On pouvait aussi évaluer la valeur des choses avant d’envisager sérieusement de les acquérir, grâce au Franc, unité de mesure monétaire de notre beau pays.
Mais le ministère du Changement, cherchant à parfaire l’évolution de la race humaine, décida qu’il était grand temps de se référer à d’autres critères plus évidents pour le vulgum pecus, afin que chacun soit plus à même d’apprécier des quantités qui pourraient paraître effrayantes à une population en perte de repères, et n’ayant plus les bonnes échelles de valeurs.
Aussi, le ministre responsable des améliorations raisonnées chargea le secrétaire d’État à la Modernisation simplifiée de réformer un système devenu caduc. Celui-ci pensa que le plus simple était de faire passer les nouvelles mesures via les journaux télévisés, et autres émissions culturelles, afin d’habituer les masses à raisonner de façon plus cohérente, mieux en phase avec la civilisation, et utiliser des normes précises que notre siècle moderne impose.
Un exemple ? Eh bien, pour mesurer une surface importante, là où les mètres carrés, même dans leurs valeurs les plus respectables, comme l’hectare, ne peuvent plus parler au quidam dont le cerveau est peu habitué à être confronté aux grands espaces, on remplace par une valeur qui lui parle davantage : le stade de football.
C’est un langage très utilisé par les médias, qui savent parfaitement que pour toucher un public aujourd’hui, il faut employer un vocabulaire simple, et accessible à tous.
On ne dira donc plus : "le feu a détruit 7 hectares de bois dans les Alpes de Haute-Provence", mais "un incendie a décimé * toute une forêt sur l’équivalent de 10 stades de football dans le sud de la France".
C’est quand même plus parlant, non ?
De même, pour matérialiser les 85 millions d’Euros d’un gagnant du loto, on traduira la somme en Airbus et en Twingo pour la monnaie.
Là, le type qui regarde avec désespoir le résultat du tirage en constatant qu’il n’a pas les bons numéros peut toujours se consoler en se demandant ce qu’il aurait bien pu faire avec 2 A320 et 54 Twingo, alors qu’il peine à ranger son Scénic dans son box.
Eh oui, tiens... l’Euro ! L’Euro qui permet de moins s’alarmer de la retenue faite sur sa paye ou du montant de la TVA, des impôts ou de la facture de téléphone. Ben oui, si on paye 29,95 €, ça passe encore, mais qui aurait sorti deux billets de 100 francs pour la même prestation ?
Comme quoi, le changement, ça a du bon, surtout pour le moral...

* « décimé », parce que là aussi, si à l’origine le mot signifiait qu’on en perdait un dixième, aujourd’hui, toujours pour évoluer, on considère que décimer signifie anéantir totalement, éradiquer. Allez, hop... pas de détails, pas de quartiers, on annihile directement sans passer par la case -10 %. Objectif cataclysmique : pas de survivants. C’est mieux dans les infos, c’est plus vendeur et c’est plus simple.

 

L'Humour chez les humbles

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Dans les années 70, alors que je visitais les chantiers, j’ai pu constater que certains ouvriers avaient un bon sens de l’humour.

Par exemple, l’un d’eux, à l’éternel « Bonjour, alors… ça va ? », répondait régulièrement « Topié ! ».
Dire son nom n’avancerait pas, sauf qu'en utilisant son patronyme de 8 lettres, le bonhomme aurait pu marquer 46 points au Scrabble, ce qui est déjà un beau score.
Il n’était pas bête, loin de là. Il avait l’intelligence nécessaire et suffisante pour comprendre qu’il n’aurait sûrement pas pu mieux faire que ce qu’il faisait le mieux : son métier !
Tout simplement ! Le petit calembour quasi quotidien, et jamais renouvelé suffisait à sa joie simple d’avoir pu placer un bon mot. Il continuait alors son ouvrage en sifflotant.

Ça va... topié ! Le pire, c’est qu’il m’a fallu un certain temps pour comprendre ! Et j’avais pourtant fait des études !!

Son ouvrage, il le faisait admirablement bien, et son intelligence était dans ses mains et dans le cœur qu’il mettait à le faire. Pour le reste, il savait parfaitement s’organiser (aujourd’hui, on dirait gérer son emploi du temps, ça fait plus sérieux), il était à pied d’œuvre une heure avant celle virtuellement inscrite dans un contrat qui n’était que moral, non par souci d’économiser du papier, mais parce que le seul fait de payer quelqu’un tous les mois signifiait qu’il faisait partie de l’entreprise, et personne n’aurait eu l’idée saugrenue de rompre un engagement conclut il y avait déjà plusieurs années, avec une poignée de main.

Il ne quittait son chantier que lorsqu’il estimait qu’il n’aurait rien gagné à y rester plus longtemps, mais rarement avant l’heure convenue.
Édouard posait le papier peint comme personne.
Entre le cerveau et les savates, il y avait une mécanique bien rodée.

Savates aux pieds, il a continué son petit bonhomme de chemin jusqu’à la retraite, où il a pu s’occuper de son jardin, toujours savates aux pieds.
Et puis il a disparu, sans doute avec ses éternelles savates aux pieds, tous trois usés par le temps…

Il n’a jamais été affecté par le principe de Peter, ayant toujours été assez intelligent pour comprendre qu’il était bien dans un rôle qu’il interprétait merveilleusement, savates aux pieds, ceux-ci touchant bien par terre.
Je me suis souvent demandé si le monde ne fonctionnerait pas beaucoup mieux si chacun se contentait de ne faire que ce qu’il sait faire bien, sans plus.
Vouloir faire mieux, c’est bien, mais vouloir faire bien, c’est déjà bien, et souvent mieux. Le mieux, pour bien faire, c’est simplement de faire de son mieux.

Une source d’inspiration pour nos dirigeants qui n’avancent qu’en grandes pompes, souvent trop grandes pour eux.

2ème Jour : souriez... Gibbs !

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il s'agit là du deuxième jour d'écriture de la page du blog qui m'est assigné.

Dac Gibbs

Affiche dessinée par Pierre DAC

Et non pas le 2ème jour depuis lequel le blog à été mis en service. Voilà, ce n'est pas grand chose, mais il est bon de le préciser, surtout quand on n'a rien d'autre à dire. Journée difficile. J'ai dû demander l'asile à un ami demeurant à 15 minutes de mon domicile pour 48 heures et pour raisons personnelles. Cet exil me coûte et je songe à Napoléon et aux nombreux exilés qui ont dû souffrir d'être obligés de vivre loin de chez eux.

Vivre loin de chez soi, est-ce une bonne solution pour échapper aux informations qui nous démoralisent, et à la publicité sur l'eau Rozana ? Voulant peser le pour et le contre, j'essayais une balance d´une marque renommée pour effectuer mon test, lorsque un doute m'assaillit. Ne devais-je pas utiliser 2 balances, une pour le pour et une pour le contre ?

Après cette difficile soirée et l'absorption de quelques verres de sauvignon, puis de Brouilly, je pense réfléchir avant de répondre à cette question et reporter la réponse à une date ultérieure.

En attendant, je vais me refaire une beauté...

REGRETS

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Les éléphants roses

bonne humeurJ'aurais bien voulu écrire quelque chose sur les éléphants roses.

Hélas, je m'aperçois avec un mélange de tristesse, d'horreur, de confusion, une pincée de sel et un bouquet garni, qu'une chronique a été faite à la veille de ce 14 juillet par un confrère et néanmoins ami. (voir ici :http://blog.michel-loiseau.fr/?post/Proboscidé-rose) le concept de l'éléphant rose n'était pas pour me déplaire. J'aime bien les éléphants, et le rose me va bien au teint. Mais, bon... trop tard ! Il faut dire que la personne dont à laquelle je pense... non, il faut dire : à laquelle dont je pense me référer, est beaucoup mieux que moi au fait de l'actualité, et n'ayant pas vu les répétitions du défilé du 14 juillet, l'idée ne m'est pas venue plus tôt.

Je le regrette, mais à quoi bon s'étendre sur un sujet épuisé par une meilleure plume, comme disait le regretté Henri III en tournant le page. Tournons donc la page, et remettons-nous à réfléchir sur un prochain sujet. Il n'y a plus qu'à trouver l'animal et la couleur, et hop, le tour est joué. Je pense aux otaries vertes, mais tout le monde n'ayant pas le pied marin, je ne sais pas si le thème est porteur. N'hésitez pas à donner votre avis en téléphonant au ministère de la Marine. Demandez à parlez au capitaine Grant de la part de ses enfants, coût d'un appel local (numéro vert non surtaxé)

En tout cas, cette fois, je ne me laisserai pas dépasser par les évènements, promis.

A bientôt donc pour une chronique sur un sujet nouveau et probablement d'un grand intérêt culturel, historique et peut-être culinaire.

Merci de votre attention,

Marc Hanssiel.

PS : si vous croisez le gestionnaire du site, demandez-lui comment on met un accent sur une majuscule, et comment mettre une image bien à soi afin d'illustrer une prose qui, loin d'être insipide, gagnerait à être réhaussée par un joli dessin ou une image suggestive, mais décente.image

 

 

 

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